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01.02.BJ

BENIN

Centre Béninois pour le Développement des Initiatives de Base - CBDIBA
Ferme-école 

liste des projets

description : création

actualité : Décembre 2003 - Mars 2004 - décembre 2004 - mars 2005 - octobre 2005

MS85 (Octobre 2005)

Tout allait bien à Bohicon, mais la peste aviaire est arrivée, qui a détruit 2 bandes de l’élevage de coquelets de chair du CBDIBA en mars 2005. Comme quoi, les plus expérimentés ne sont pas à l’abri de ces épizooties, endémiques dans les régions tropicales, mais parfois aussi ravageuses en régions tempérées, et extrêmement difficiles à prévenir et à enrayer. Après le vide sanitaire et les désinfections d’usage, l’élevage doit reprendre, sous haute surveillance !

Le secrétaire fédéral de SMF, KUADJO Yaovi, a constaté les faits sur place à Bohicon et engagé le CA à scinder en deux annuités le remboursement de l’emprunt du CBDIBA : 500.000 F CFA en décembre 2005 et 1.000.000 F CFA en décembre 2006.

AC

MS84 (Mars 2005)

Le Centre Béninois pour le Développement des Initiatives à la Base (CBDIBA) développe depuis 2003 un projet de petit élevage à Bohicon dont nous résumons ci-dessous le dernier compte-rendu.

Elevage de poulets de race (coquelets)

Les activités consistent à acheter des poussins de race pour les élever sur une période de 3 à 4 mois pour ensuite les livrer à la consommation. Depuis le lancement du projet, cette activité traditionnelle de la ferme-école a connu une certaine intensification ; ceci dans la perspective d’augmenter la production afin de mieux couvrir la demande sur le marché local. Ainsi, au cours des neuf derniers mois trois bandes de coquelets ont été conduites et les produits vendus. Ces bandes de coquelets ont conduit à l’élevage d’un total de 1.800 sujets.

Les résultats obtenus de l’exploitation de ces bandes sont globalement satisfaisants. Toutefois, il reste à tout faire pour réduire davantage le taux de mortalité au niveau de cet élevage. Signalons cependant que l’existence d’autres fermes dans la zone rend un peu difficile l’atteinte de ce résultat.

Remarque : Des dispositions matérielles et financières sont en cours pour porter le cheptel avicole de 600 à 1.000 sujets au cours du premier trimestre 2005.

Elevage de lapins

Le lapin, une espèce animale dont l’élevage se généralise de plus en plus dans la sous-région est également concerné par les activités développées dans le cadre de ce projet. La période que couvre le présent rapport a été marquée par des opérations de vente de sujets consommables. Cette expérience a démarré avec 36 reproducteurs dont 6 mâles et 30 femelles. Et après quelques mois d’élevage cette espèce réputée très prolifique a commencé par donner des résultats assez encourageants.

Difficultés et approches de solution

Le développement des activités liées à cette entreprise subit néanmoins l’influence de certaines contraintes. Au nombre de ces entraves l’on retiendra :

  • la menace permanente d’épidémies de peste aviaire qui sévit dans la zone
  • l’insuffisance d’infrastructures et d’équipements nécessaires pour l’extension de l’élevage de lapin.

Face à ces difficultés certaines dispositions ont été prises :

  • pour parer aux effets négatifs de la menace de peste aviaire les sujets sont en permanence soumis à un traitement de base d’antibiotiques parallèlement au calendrier vaccinal. Aussi une harmonisation des calendriers sanitaires avec les autres fermes de la localité est en vue au cours de l’année 2005.
  • Un agrandissement des cases de l’élevage cuniculicole en vue pour une meilleure exploitation du cheptel.

En conséquence, les deux espèces animales mises en exploitation sur la ferme école dans ce cadre évoluent normalement. Ces différents éléments nous autorisent à conclure que les objectifs du projet ont été atteints et méritent d’être soutenus pour une pérennisation.

Patrice Lovesse, directeur du CBDIBA

MS81 (Décembre 2004)

L’élevage avicole a atteint sa taille maximale avec 1.700 coquelets. Depuis septembre, 1.032 sujets ont été livrés à la consommation. Il reste quelques efforts à faire pour réduire le taux de mortalité qui reste compris entre 5 et 7  % de l’effectif. La 4ème bande de 600 poussins était attendue pour mai 2004. Cependant le CBDIBA reste très vigilant vis-à-vis d’une épidémie de peste aviaire qui sévit dans la sous-région.

178 lapins sont nés entre septembre 2003 et mars 2004 et les ventes ont commencé précocement, car les installations ne peuvent pas en contenir plus. La ferme prévoit de livrer désormais 50 lapins par mois à la consommation.

MS80 (Mars 2004)

Le Centre Béninois pour le Développement des Initiatives à la Base CBDIBA-ONG est une Organisation Non Gouvernementale créée au Bénin depuis 1990 qui s'est donnée pour mission d'accompagner les Organisations Paysannes (OP) pour leur véritable développement. Depuis lors, il s'est toujours employé à mobiliser d'importantes ressources pour l'accompagnement des communautés de différentes contrées de la République du Bénin. Mais, face à l'amenuisement continu de l'aide au développement, l'ONG a intégré dans ses activités, depuis 1995, la promotion d'unités génératrices de revenus. Cette initiative rentre en droite ligne dans sa politique d'autofinancement. Ainsi furent créés :

  • Le Centre d'Initiation à la Formation et à l'Auto-Promotion (CIFAP)
  • La Ferme-Ecole : une unité de production qui s'investit principalement dans le domaine agricole tout en assurant la formation des jeunes aux métiers ruraux.

La mission de cette dernière unité créée en 1995 est d'appuyer le CBDIBA dans son œuvre de développement intégré à travers les objectifs ci-après :

  • créer un cadre d'acquisition de connaissances pratiques en agriculture et en élevage
  • contribuer à l'autofinancement du CBDIBA au moyen d'activités économiques.

Les activités que développe cette unité de production peuvent être regroupées sous les trois volets suivants :

  • volet production animale : à ce niveau se range l'élevage de diverses espèces animales (volailles, lapins, aulacodes, petits et grands ruminants)
  • volet production végétale : ce volet intègre les cultures annuelles ainsi que les essences fruitières et forestières
  • volet formation : il se traduit par l'enseignement des connaissances théoriques et pratiques en agriculture, en maraîchage et en élevage au profit des jeunes agriculteurs.

Naturellement, ces différentes activités constituent avant tout des réponses aux besoins ressentis par les populations locales. Ainsi, par exemple, les activités de production animale sont choisies pour combler un déficit en produits carnés au sein de la population. Alors pour assurer une production substantielle de produits carnés la ferme école a, dans le cadre d'un partenariat avec le Fonds Mondial de Solidarité contre la Faim, élaboré un " projet de production animale " pour lequel elle a reçu un co-financement de ce dernier.

Activité du projet

La 1 ère tranche du financement du projet a été libérée par le Fonds Mondial en Septembre 2003 et la seconde tranche a été libéré un mois plus tard. Les activités de production développées dans le cadre de ce projet depuis lors concernent :

  • l'élevage de poulets de race (coquelets)
  • l'élevage de lapins.

Ces deux expériences en cours sur la ferme-école connaissent déjà quelques succès.

Elevage de poulets de race (coquelets)

Depuis la mise à disposition de la ferme par le Fonds Mondial de Solidarité contre la Faim du financement sollicité, 2 bandes de poulets sont déjà lancées. Une première bande de 500 sujets a été lancée en début septembre 2003. La seconde bande (600 sujets) a été lancée plus tard en Novembre 2003. Ce décalage dans le lancement des bandes s'explique par les travaux de construction du second poulailler qui avaient duré quelques semaines. L'exploitation (vente) des sujets de la 1ère bande était intervenue pendant les fêtes de fin d'année, une période où les besoins en produits carnés se font remarquer habituellement. L'exploitation des sujets de la seconde bande interviendra à partir de la seconde quinzaine du mois de février 2004. Car chaque bande est conduite pendant 3-4 mois.

Elevage de lapins

Cette expérience a démarré également au mois de Septembre 2003.

Avec une espèce réputée très prolifique le cheptel a connu un accroissement rapide par suite de la 1ère vague de mises bas enregistrées. Cet état de chose s'illustre bien par les statistiques ci-après :

  • Cheptel de base (reproducteurs) : cet élevage a démarré avec 36 géniteurs dont 30 femelles et 6 mâles.
  • Naissance/Descendants : les sujets vifs issus des mises bas se dénombrent présentement à 94 lapereaux.
  • Effectif du cheptel après 3 mois d'élevage : on compte un total de 129 sujets dont 35 reproducteurs et 94 lapereaux.
  • Taux d'accroissement du cheptel : 268 %.

Cette expérience nouvellement démarrée et qui porte sur une espèce dont l'élevage prend de plus en plus d'ampleur dans la sous-région pourra à terme s'imposer comme une des meilleures opportunités d'affaires de la ferme. Dans cette perspective l'idée d'accroître prochainement le cheptel de base des reproducteurs préoccupe déjà les responsables à charge du développement de la ferme.

Pour s'assurer de la mise en œuvre effective du projet le Fonds Mondial de Solidarité contre la Faim a mis en place un système de suivi. Ainsi, au mois d'octobre 2003 déjà le Directeur Exécutif de l'ONG CERIDAA*, a effectué une mission de suivi sur la ferme. Cette visite d'échange et de conseils a permis au représentant du Fonds Mondial de s'enquérir des conditions de mise en œuvre du projet ainsi que les premières réalisations faites dans ce cadre.

Le projet de production animale soumis au financement du Fonds Mondial se trouve aujourd'hui en pleine exécution. Les deux espèces animales mise en élevage dans ce cadre se développent bien. Ainsi donc les premiers résultats obtenus après quatre mois d'activités laissent présager d'une bonne continuation pour cette activité avec des résultats tangibles. C'est pourquoi pour finir nous remercions très sincèrement le Fonds Mondial pour son appui.

Patrice Lovesse, Directeur exécutif du CBDIBA

Ndlr : les animateurs du CBDIBA adhèrent depuis plusieurs années au Fonds Mondial. C'est donc par le jeu mutualiste normal que le CBDIBA a pu bénéficier de ce financement (3.000.000 F CA, soit 4.573 €, dont la moitié en prêt remboursable en une annuité en octobre 2005). Au remerciement de M. Lovesse, nous répondons par celui de tous les globidariens pour la fidélité du CBDIBA envers ses engagements.

 MS79 (Décembre 2003)

Le projet de petit élevage du CBDIBA

Décidé le 29 juin 2003, le financement de la première tranche de ce projet de productions animales à double vocation pédagogique et économique dans la ferme-école de Houili de l’ONG CBDIBA (Centre Béninois pour le Développement des Initiatives de BAse), a été réalisé le 10 septembre 2003. Cette première phase comprenait la mise en place des bâtiments et infrastructures d’un élevage de poulets de chair (2 poulaillers) à quoi se sont adjointes en cours de route une unité d’élevage de lapins et une autre de coquelets. Cette évolution rend compte de celle de la demande du marché local et notamment de celle du principal client du CBDIBA, le CIFAP (Centre d’Initiation et de Formation à l’Auto-promotion).

Les choses sont allées tambour battant, puisque cette première phase était achevée début octobre. En réalité, les travaux avaient commencé avant, sur une avance de fonds propres du CBDIBA qui souhaitait que ce projet soit opérationnel avant la fin de l’année. Il a donc été possible de virer la seconde tranche du financement le 15 octobre. Le lancement des élevages est donc imminent, et nous solliciterons de Patrice LOVESSE, le directeur du CBDIBA un compte-rendu final d’exécution et un article pour nos lecteurs.

AC

 

 

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