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02.07.BF Burkina Faso |
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description : actualité (articles du bulletin) : Décembre 2003
Au-delà de la construction et de l’approvisionnement d’une banque de céréales, le projet du groupement Yancadi de Padéma recherche :
La population du village compte environ 4.500 habitants dont à peu près les 2/3 sont constitués par des immigrants essentiellement Mossi, Peul, Samo, Dafing et Gouroussi. Les autochtones sont des Bobo et tous cohabitent pacifiquement. Le groupement Yancadi a pris en charge la construction d’un bâtiment de 50 m² en matériaux définitifs, a confectionné les parpaings et a pris en charge la main d’œuvre. Il a sollicité un prêt et une subvention du Fonds Mondial pour acheter les tôles ondulées galvanisées pour la toiture, des chevrons pour la charpente, du ciment pour les enduits, des sacs vides pour le stockage des céréales et le reste constituant un fonds de roulement. Le groupe disposait déjà d’une charrette pour les différents transports. Les opérations d’achat de céréales ont débuté immédiatement après la récolte en novembre 2003 et se poursuivent jusqu’en janvier 2004, période où les prix sont encore abordables. Les stocks constitués seront mis en vente à partir du mois de juin 2004, période où les prix ne sont plus à la portée des paysans. Dans sa lettre du 21 novembre 2003, Konaté Moussa ZOSSIN, président du groupement Yancadi de Padéma, faisait part de l’envoi des factures correspondant à l’utilisation de la première tranche à l’ONG ADRI qui les a adressés ensuite en France à l’administrateur bénévole en charge du suivi des dossiers du Burkina Faso. Le président sollicitait le versement rapide de la deuxième partie du financement avant fin décembre 2003 et annonçait, sous cette condition, un début de remboursement du prêt dès décembre 2004. Il est serait vain de rechercher l’origine individualisée de ces deux tranches financières qui parviennent en cette fin d’année 2003 à Yancadi de Padéma : certainement des parts de remboursement de la bananeraie Dogori au Burkina mais aussi de projets togolais, béninois et haïtien, également de cotisations individuelles de beaucoup d’africains et d’autres mutualistes dans le monde. Mais ce qui est certain, c’est que, sans la rigueur de ces remboursements réguliers et de ces cotisations individuelles, le projet de Yancadi de Padéma n’aurait jamais pu être financé en 2003. Cette solidarité n’a été possible que parce que ces mutualistes de Globidar ont choisi de s’unir entre eux dans un esprit de fraternité pour être plus riches, plus généreux, plus efficaces et plus respectueux envers leurs semblables. Ch.T.
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