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04.01.BJ

Bénin

Groupement MAHOUGNON

Coopérative de produits vivriers

liste des projets

description : Mise en place d’une unité de 1,5 ha de maraîchage irriguée pour approvisionnement du marché en toutes saisons.

actualité (articles du bulletin) : Décembre 2004 - Décembre 2005 - Novembre 2006 -

MS90 (novembre 2006)

Le groupement Mahougnon est présidé par M. KOFFI TOSSA Nanougnon Jean. Composé de 8 membres, tous globidariens, il s’est installé aux marges de la ville de Grand-Popo, célèbre pour son musée de l’esclavage, dans le village d’Ayi-Guinnou, tout près de l’embouchure du fleuve Mono qui vient du Togo et qui a donné son nom à ce département béninois. Tout près aussi, donc, de la frontière togolaise.

Cette plaine herbeuse, parsemée de cocotiers et de palmiers à huile par endroits, repose sur un lit de sables alluvionnaires propices aux cultures légumières, pour peu que la continuité de la disponibilité en eau d’irrigation soit assurée. De fait il s’agit, de part et d’autre de la frontière, d’une grande région maraîchère qui approvisionne les grandes villes peu éloignées de Cotonou et de Lomé. Côté togolais, à quelque distance de là, le groupement Ma Gloire, à Vodougbé, en périphérie d’Aného, s’adonne, comme Mahougnon, au maraîchage (voir p. 6).

Le groupement Mahougnon existe depuis 1997. Initialement dans la mouvance du Groupement des Orphelins de Tozounmé, il a accepté de se placer en partenariat d’encadrement par le CERIDAA au moment de la défection du GOT. Cultivant le maïs, le manioc et le niébé traditionnels, Mahougnon a décidé de se diversifier vers le maraîchage, d’un meilleur rapport, après avoir expérimenté lui-même avec succès carottes, oignons, piments et tomates.

Il met donc en place 1,5 ha de cultures irriguées pour pouvoir produire en toutes saisons les denrées ci-dessus auxquelles s’ajoutent les choux et les salades. L’irrigation nécessite la réalisation d’un forage, la mise en place de conduites et l’installation d’une pompe. Au dernier moment, Mahougnon a accordé la préférence à une pompe électrique, plus économique qu’une pompe thermique du fait du renchérissement du gas-oil.

Le contrat de solidarité signé avec SMF porte sur la location du terrain pendant 4 ans, l’achat de deux pompes et du matériel de transport d’eau (conduites), le forage d’un puits, les frais d’intrants et de main d’œuvre de la première campagne. SMF apporte 3.000.000 F CFA dont la moitié en prêt sans intérêts et Mahougnon apporte 950.000 F CFA. Mahougnon s’engage à rembourser son emprunt en 4 annuités de 375.000 F CFA à partir de décembre 2007.

La première tranche du financement a déjà permis l’acquisition du matériel d’irrigation, dont une partie au Togo à cause de ruptures d’approvisionnement au Bénin - ce qui a entraîné quelques semaines de retard. La mise en culture proprement dite est en cours.

AC

MS87 (décembre 2005)

Le groupement maraîcher Mahougnon

Mahougnon est installé à Ayi-Guinnou, sur le littoral du golfe du Bénin (dit aussi « de Guinée »), à l’embouchure du fleuve Mono, tout près de Grand Popo, port célèbre pour son rôle dans la traite des Noirs à l’époque de l’esclavage, et de la frontière togolaise. C’est une grande plaine herbeuse parsemée de cocotiers et de palmiers à huile par endroits, constituée de sables alluvionnaires avec des sols ferralitiques dans les bas-fonds. 2 saisons sèches et 2 saisons humides (une grande, une petite) scandent l’année. Cependant la petite saison humide tend à s’amenuiser, voire disparaître, sans doute à cause des perturbations climatiques induites par la déforestation à grande échelle tout le long du golfe de Guinée. L’harmattan souffle de décembre à février.

Le taux de scolarisation des enfants, 23 % pour les garçons et 18 % pour les filles est l’un des plus bas du Bénin. Ceci est essentiellement dû à la très mauvaise adéquation des programmes scolaires à la réalité incontournable que représente la fonction de main d’œuvre agricole des enfants, vitale pour les familles rurales. Le revenu permanent moyen d’une famille est de 2.500 F CFA par jour pendant 207 jours par an (soit 9 mois de travail).

Les enfants reçoivent 3 repas par jour, les adultes 2. Le menu type est le plat unique constitué de pâte de maïs accompagnée d’une sauce tomate ou sauce légumes garnie de poissons fumés. Curieusement, dans ce pays de pêcheurs, le poisson fumé est en général importé. La viande n’est consommée que lors des fêtes et cérémonies : volaille, petits ruminants. Les enfants consomment occasionnellement des œufs, très rarement le lait, aliment de fonctionnaires. Le coût moyen d’une journée d’alimentation pour un adulte est de 800 F CFA : la cotisation consentie auprès de SMF par les Africains (3.500 F CFA) représente donc ici 4,5 rations quotidiennes individuelles.

Dans les 2 ethnies principales, les Mina et les Adja, les femmes et les hommes exécutent les mêmes travaux agricoles et de pêche, en les modulant cependant selon leur pénibilité : les plus durs aux hommes, les plus précis aux femmes. Aux femmes reviennent en outre le petit commerce, la transformation du poisson (séchage, fumage) et l’extraction d’huile de coco. La pêche est la ressource principale de la région, mais le maraîchage tend à la supplanter tant sont fortes les demandes du Togo et du Nigeria. Les conditions hydro-pédologiques sont du reste très favorables au maraîchage.

La terre appartient aux premiers occupants qui règlent les litiges fonciers, avant même les autorités administratives, mais elle peut aujourd’hui s’acquérir par achat ou par héritage. Les femmes, qui n’ont pas droit à l’héritage foncier dans leur famille d’origine, empruntent souvent des terres à cultiver. Une autorité élue détient en principe le pouvoir politico-administratif au niveau du village ; mais le pouvoir des vieux, des sages et des notables reste bien réel.

Les productions agricoles d’Ayi-Guinnou sont très majoritairement maraîchères : carotte (10 %), oignon (40 %), piment (10 %), tomate (40 %). C’est dans ce contexte « porteur » que les 8 globidariens de Mahougnon ont décidé de se lancer eux-mêmes dans l’aventure maraîchère sur une unité irriguée de 1,5 ha destinée à approvisionner le marché en toutes saisons. Ils seront ainsi tout à fait voisins et confrères du groupement globidarien Ma Gloire qui, de l’autre côté de la frontière togolaise (Aného, 25 Km), s’adonne à la même activité.

AC

Mahougnon s’est tourné vers SMF pour le financement de ce projet de maraîchage irrigué encadré par le CERIDAA. Le coût total du projet est de 6.021,74 € (3.950.000 F CFA). 4.573,47 € sont à charge de SMF, dont la moitié en prêt sans intérêts remboursable en 4 annuités de 572 €. Il comprend la location du terrain pendant 4 ans, le creusement d’un puits et les travaux de profilage et d’aménagement, l’achat de 2 motopompes, des tuyauteries et des intrants de première campagne. Le C.A. de SMF a déclaré l’éligibilité de ce projet le 26.06.2004 et décidé de son financement le 18.12.2005. Ce dernier devrait intervenir en août 2006.

MS83 (décembre 2004)

Le groupement Mahougnon d’Ayi-Guinnou

Ayi-Guinnou est un village du littoral du département du Mono dépendant de la commune de Grand-Popo, à l’embouchure du fleuve Mono et tout près de la frontière togolaise.

Les 8 membres du groupement mixte Mahougnon, présidé par M. KOFFI TOSSA Nounagnon Jean, s’adonnent depuis 1997 aux cultures vivrières et maraîchères dans cette région irriguée par le Mono. Jusqu’à présent, les cultures se limitaient au maïs, au manioc et au niébé utiles à la subsistance propre du groupement et à la satisfaction des besoins de la population locale.

Le terrain alluvionnaire est sablonneux et facile à creuser pour établir un puits destiné à l’irrigation. La région est réputée pour ses productions maraîchères et les acheteurs viennent de loin pour s’y approvisionner. Aussi les cultivateurs locaux font-il preuve d’inventivité pour valoriser leurs terres tout au long de l’année. L’introduction de cultures de contre-saison (irriguées) destinées à assurer la continuité des fournitures tout au long de l’année et à les diversifier a été expérimentée avec succès par divers producteurs locaux, y compris Mahougnon.

Equipé de son savoir-faire, Mahougnon espère convertir son exploitation à la culture continue sur 1,5 ha en introduisant la carotte, le chou, l’oignon, le piment, la salade, la tomate. Pour cela, Mahougnon doit disposer d’un autre type d’équipement, très matériel celui-ci, pour permettre de disposer d’eau en saison sèche. Il s’agit bien sûr d’un système d’irrigation comprenant le forage d’un puits ainsi que l’acquisition de 2 motopompes et des tuyauteries nécessaires à l’acheminement de l’eau.

en Mai dernier, Mahougnon a sollicité SMF pour financer son installation à hauteur de 3.000.000 F CFA dont 50 % remboursables en 4 ans. Le financement comprend une partie de la location du terrain pour 1.100.000 F CFA, ce qui pose problème. La contribution propre de Mahougnon serait de 1.050.000 F CFA.

 

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